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Six de la Fête de la musique : l’appel du commissaire Papineau aura lieu le 18 février à partir de 9 heures

Vous trouverez ci-après le communiqué de presse du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux concernant l’appel du commissaire Papineau contre les six de la Fête de la musique. Nous appelons à venir nombreux les soutenir :
– Au rassemblement organisé jeudi 17 février à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché)
– Le jour de l’appel, le 18 février à 9 heures, au palais de justice.

Merci de diffuser massivement ce message autour de vous.

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

Six de la Fête de la musique : l’appel du commissaire Papineau aura lieu le 18 février à partir de 9 heures

Rappelons-le, la version policière, telle que l’a rapportée le patron de la police au tribunal et sur laquelle il n’a pas été suivi, est la suivante : il était responsable du service d’ordre de la Fête de la musique, et est sorti seul et en gilet pare-balles à 1 h 30 pour faire le point. L’ambiance était sereine. Arrivant place Charles-de-Gaulle, par la rue de la Regratterie, pour se diriger vers la Grand-Rue, il entend : “Papineau, on aura ta peau !” et, venant de devant, une canette de verre atterrit à ses pieds, du côté gauche. La trajectoire étant en dehors de son champ de vision, c’est en tournant la tête qu’il aperçoit, à droite de la façade de l’église, une silhouette non identifiable compte tenu de sa capuche. Il décide d’appeler par radio pour aide au contrôle de la personne. Il fixe cette silhouette qui, se dirigeant vers la rue de la Regratterie, resserre sa capuche et part en courant. Il la poursuit jusqu’à la place de la Liberté, mais ce n’est qu’en passant devant la Médiathèque qu’il l’identifie et le signale par radio. Arrivent alors cinq autres jeunes ainsi qu’une douzaine de policiers, et débute une interpellation très violente à l’issue de laquelle ces cinq jeunes sont maîtrisés ; puis Nina elle-même se retrouve au sol, et le commissaire reçoit d’elle un coup de pied.

Que M. Papineau se pourvoie en appel nous semble cohérent – en dehors de l’aspect financier non négligeable que représentent les amendes : voulant certainement ménager la chèvre et le chou, la justice n’a pas retenu les “violences avec armes” en bande organisée, mais a donné raison à la police en ce qui concerne les outrages et la rébellion. Elle a condamné un des six jeunes à 15 jours de prison ferme, quatre (dont Nina) à 2 mois d’emprisonnement avec sursis, et la dernière à 70 heures de travail d’intérêt général, sans compter les amendes dont 1 500 euros solidairement. Nous l’avions déclaré bien avant le rendu du procès, ce choix du tribunal est selon nous un très mauvais calcul. Sans le début de l’”affaire” place de Gaulle, ce qui s’est passé place de la Liberté perd en effet tout le sens que voudraient lui donner les policiers. Si rien ne prouvait que le “Papineau, on aura ta peau !” proféré place de Gaulle était le fait de Nina, et si personne n’avait vu qui avait lancé une canette de verre aux pieds de M. Papineau, celui-ci n’avait aucune raison de poursuivre Nina en particulier – ou plutôt la seule raison était que, comme l’a fait remarquer Me Brunet au procès, M. Papineau avait reconnu aussitôt Nina. S’il n’avait aucune raison de la poursuivre, il n’en avait pas plus de l’appréhender place de la Liberté. Et s’il n’y avait aucune raison de l’appréhender, il n’y en avait pas davantage d’interpeller les autres jeunes ni de les molester jusqu’au commissariat.

Il ne restait donc aux policiers, comme à l’accoutumée, qu’à se couvrir préventivement avec les outrages et la rébellion auxquels s’est accrochée désespérément ensuite la justice. Il s’est agi une fois encore, pour les policiers, de harceler ceux et celles dont les convictions ne leur plaisent pas afin de pouvoir ensuite les poursuivre devant les tribunaux. Tout cela est aujourd’hui bien peu crédible. Car comment des policiers qui ont menti pour les “violences avec armes en bande organisée” auraient-ils dit la vérité pour les “outrages et rébellion” ?

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux exige la relaxe des six de la Fête de la musique.

Venez nombreux les soutenir :

– Au rassemblement organisé jeudi 17 février à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché).
– Le jour de l’appel, vendredi 18 février à 9 heures, au palais de justice.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – antirep86@free.frhttp://antirep86.free.fr

Lien Permanent pour cet article : https://www.antirep86.fr/2011/02/13/six-de-la-fete-de-la-musique-lappel-du-commissaire-papineau-aura-lieu-le-18-fevrier-a-partir-de-9-heures/

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