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Résistons à la répression des mouvements sociaux, signons les pétitions.

Quatre pétitions (A B C D) à signer et faire signer.

A) Pétition en ligne de soutien à Alain Evillard poursuivi pour délit d’injures publiques envers un fonctionnaire public et est convoqué devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le jeudi 27 janvier à 13H30 .

Suite aux condamnations iniques des “inculpés du 10 octobre”, Alain Evillard a crié sa colère le 17 octobre 2009 devant le monument de la Résistance du Parc de Blossac à Poitiers lors de la manifestation de soutien aux condamnés du 10 octobre . Il a crié : “Le procureur est un salaud, un Papon” . Propos visant M. Pierre Sennès, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Poitiers, fonctionnaire public.

B) Pétition en ligne de soutien à Gilles Frapper, militant de SUD Education 86/Solidaires 86, victime de répression anti-syndicale et de tentatives d’intimidation, pour son implication dans le mouvement social retraites.
Par un courrier daté du 20 octobre 2010 et posté le 27, Gilles a été convoqué au commissariat de police de Poitiers le 8 novembre dernier.
Il lui est reproché l’utilisation de son téléphone au volant de son véhicule alors qu’il roulait à 5-10km/h sur une voie bloquée par la police. Ceci se déroule lors d’une action de ralentissement de l’économie en date du 20 novembre et initiée par Solidaires 86 à la zone commerciale de Géant Poitiers-Est. A cette occasion, Gilles avait mis à disposition son véhicule converti en “sonomobile Solidaires».
Il se voit dresser une amende de 22 €, avec perte de deux points sur son permis de conduire.
A l’issue de cette audition, le commandant de police l’incite à rencontrer un second fonctionnaire de police évoquant sa participation à une action syndicale postérieure à la date de convocation.
> Cette seconde audition concerne l’action collective du 26 octobre “Ralentissement de l’économie” à la zone commerciale Poitiers-Sud, décidée par l’intersyndicale 86.
Gilles est le seul convoqué des ~130 participants à cette action collective, et il faut le souligner, le seul auditionné de l’ensemble des conducteurs de véhicules syndicaux ayant participé à cette action conduite suivant les modalités décidées par les membres présents de l’intersyndicale 86. Ce capitaine de police déclare que Gilles est seul responsable du blocage de l’accès à la zone commerciale avec la “sonomobile Solidaires”. Suite à l’interrogatoire et déposition signée, le capitaine de police informe notre camarade qu’il va transmettre le dossier au procureur et que Gilles risque, pour entrave à la circulation : 2 ans de prison, 4500 € d’amende, 6 points en moins !

C) Pétition contre la répression anti-syndicale à La Poste à l’encontre de Olivier Rosay
La Poste franchit aujourd’hui un seuil supplémentaire dans la répression anti-syndicale en demandant la révocation d’Olivier ROSAY, secrétaire départemental du syndicat SUD postaux Paris, ce qui constitue la plus lourde des sanctions prévues à l’encontre des fonctionnaires. La Poste reproche à Olivier ROSAY principalement des prises de parole “non autorisées” dans des centres postaux ainsi que d’avoir soutenu au nom de SUD PTT une manifestation de salariés d’une société de distribution du courrier qui faisait faillite en octobre 2009, Alternative Post. Les salariés laissés sur le carreau avaient bloqué un centre de tri postal dans le 18ème arrondissement pour y demander leur embauche, La Poste récupérant l’intégralité du trafic et du chiffre d’affaire.
Olivier ROSAY est donc victime aujourd’hui de délit de solidarité et d’une politique visant à étouffer toute velléité de résistance des postiers et de leurs organisations syndicales.

D) Pétition de soutien en ligne Christian Muys, militant de Sud collectivité territoriales.
A dunkerque, le 22 octobre, Christian Muys, militant de Sud collectivité territoriales, était mis en garde à vue alors qu’en cherchant à rejoindre le local syndical d’Ascométal, où se tenait une assemblée intersyndicale contre la réforme des retraites, il auraitr prétendument heurté légèrement un agent avec son véhicule. Après cette garde à vue, poursuivie jusqu’à environ 19H30, il était convoqué au poste de police le 28 octobre. Ce jour là, alors que Christian était soutenu massivement par une intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires, le procureur lui a notifiait sa convocation au tribunal de Dunkerque le 10 décembre à 8h30, avec pour chefs d’inculpation “violences aggravées sur agent dépositaire de l’autorité publique, à savoir un fonctionnaire de police dans exercice de ses fonctions, avec arme par destination à savoir en conduisant un véhicule automobile, suivies d’une incapacité de travail n’excédant pas 8 jours”. Il s’agit de qualifications parfaitement disproportionnée et sans rapport avec la réalité des faits.
L’Union syndicale Solidaires appelle à soutenir largement Christian Muys, responsable syndical Sud CT et de l’Union Syndicale Solidaires de Dunkerque, connu pour son engagement sans faille pour la défense de l’intérêt général et contre la violence, membre du Mouvement de la Paix, des Citoyens du monde, du MRAP, et nous demandons à la justice de le relaxer purement et simplement.

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