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Répression contre un militant de SUD Éducation/Solidaires 86 à la suite d’une action intersyndicale contre la réforme des retraites

Acte un : L’action intersyndicale “zone commerciale morte”, à Poitiers, le 26 octobre. L’intersyndicale interpro de la Vienne avait décidé à l’unanimité de cette action à Auchan, mais ne se sont retrouvés que la CFTC, la CGT, la FSU et Solidaires au point de ralliement – soit environ 130 manifestants. Le premier rond-point a été “organisé” par la CGT et la FSU, avec un camion de la CGT ; le second a été tenu par Solidaires 86 et la CFTC, avec la voiture-sono d’un particulier mise à disposition pour Solidaires, une autre customisée aux couleurs de la CFTC et quelques autres véhicules de militants. Durant cette opération, un tract intersyndical a été diffusé ; l’axe de circulation Poitiers/Angoulême n’était pas obstrué, les manifestants et leurs véhicules étant placés sur les deux voies d’accès à la zone commerciale. La CGT et la FSU ont rejoint en cortège l’axe Angoulême/Poitiers pour la fin de l’opération.

Acte deux : “Invitation à une audition”… Un militant de SUD Education/Solidaires 86 – Gilles Frapper, conducteur et propriétaire de la voiture-sono servant à Solidaires – a été informé par courrier qu’il était “invité” au commissariat de police de Poitiers pour une “audition” le 8 novembre, sans que l’heure ni le motif ne soient précisés.

Acte trois : … et un procureur saisi ! Gilles s’est rendu à l’”invitation”. On lui a d’abord indiqué qu’il avait une amende de 22 € et un retrait de 2 points sur son permis, pour avoir utilisé son téléphone portable lors d’une autre action de “ralentissement de l’économie” sur la zone commerciale Géant-Casino de Poitiers – une opération à l’initiative de Solidaires 86 uniquement. Ensuite, on l’a informé qu’une instruction était en cours pour “entrave à la circulation avec un véhicule personnel” sur une bretelle d’accès à la zone d’Auchan le 26 octobre. Gilles n’a pas nié sa présence – filmée par France3, photographiée… – dans le cadre d’une action décidée par l’intersyndicale 86. Les peines qu’il encourt (art. L 412-1, L 224-12, L 224-13) peuvent aller jusqu’à 2 ans de prison, 4 500 € d’amende et 6 points de retrait de permis si le procureur de la République informé donne suite. Donc, affaire en cours.

Bien sûr, Gilles n’était pas le seul en voiture, lors de ces deux actions… mais lui seul a été “invité” à l’hôtel de police. N’y a-t-il pas là une “répression syndicale” ciblée ? On attend de plus toujours, à ce jour, la réaction de l’intersyndicale interpro de la Vienne…

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux appelle à soutenir massivement ce militant et à venir nombreux

Rassemblement devant la Préfecture de Poitiers Jeudi 18 novembre à 17h30

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