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Le comité antirépression se dit victime de répression PQR 14/11/2010

Des militants du comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ont manifesté hier matin. -  - Photo NR

Des militants du comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ont manifesté hier matin. - - Photo NR

Des militants ont protesté, hier à Poitiers, contre le changement de lieu du Forum antirépression, ”sur pression de la mairie”.

Le Forum antirépression a débuté hier après-midi et se poursuit aujourd’hui (*) aux salons de Blossac, à Poitiers, avec les intervenants et selon les thèmes qui avaient été définis par les organisateurs, le comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux.
Avant ça, une trentaine de militants a manifesté, hier matin, devant le centre socioculturel des Trois-Cités, où le forum devait se tenir, mais dont la direction a décidé de fermer les portes la veille, afin “que [ses] locaux deviennent le centre des enjeux de pouvoir et de rapports de forces qui ne sont pas les [leurs]“.
En clair, le centre socioculturel ne voulait pas devenir l’otage d’une polémique née entre le maire de Poitiers, Alain Claeys et Jean-François Chazerans. Le premier estimant que la double casquette du second, président du centre socioculturel et organisateur du Forum antirépression, présente “un risque de mélange des genres“.
La position du maire est difficilement compréhensible, a expliqué J.-F. Chazerans. Cela voudrait dire qu’un président de centre socioculturel ne peut pas avoir d’autres activités militantes ? Et pourquoi cette activité-là et pas mes autres engagements ?” Selon les organisateurs du Forum, la position du maire “n’est qu’un prétexte pour faire pression sur nous afin de satisfaire la préfecture“. Le comité contre la répression estime qu’une menace pèserait “sur les subventions allouées par l’État au centre socioculturel“, mais sans pouvoir en apporter la preuve formelle. La mairie a en effet formellement démenti une quelconque menace de ce genre.
En tout cas, j’ai présenté ma démission au conseil d’administration du CSC des Trois-Cités, explique Jean-François Chazerans. Les subventions d’État, c’est 60.000 €, soit deux emplois. Il n’était pas question de faire courir un risque à cette structure.
(*) le programme sur www.antirep86.fr

Philippe Bonnet

Lien Permanent pour cet article : https://www.antirep86.fr/2010/11/14/le-comite-antirepression-se-dit-victime-de-repression-pqr-14112010/

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