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“Jusques à quand les gens de guerre tiendront-ils le haut du pavé ?”

“Jusques à quand les gens de guerre tiendront-ils le haut du pavé ?”

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvement Sociaux

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvement Sociaux

Depuis le mouvement anti-CPE, une certaine jeunesse politisée est stigmatisée en France par le pouvoir, criminalisée par ses forces policières et ses institutions judiciaires. A Poitiers, en un an et demi d’existence, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux a ainsi eu à soutenir une trentaine de jeunes interpellés, gardés à vue, inculpés, poursuivis en justice (procès, appels…), voire envoyés en prison, essentiellement sur leur appartenance supposée à une mouvance “anarcho-autonome”.

Pour ces jeunes, le harcèlement de la police fait partie d’un pénible quotidien : il se manifeste souvent dès la sortie de leur domicile, avec contrôles d’identité, fouille et “accompagnement” à pied ou en voiture dans leurs déplacements. Quant à leur droit de manifester – à ce jour pourtant encore en vigueur dans l’État français –, il est ouvertement bafoué par l’attitude des gens de la BAC (brigade anticriminalité) et autres policiers à leur encontre : s’introduisant à l’intérieur des cortèges, ils encadrent massivement et étroitement le moindre groupe porteur d’un drapeau noir ou présentant un look “anarchiste” à leurs yeux, et ils se permettent d’opérer des contrôles sans la moindre raison, avec prise de photos, filmage…

Policiers en civil, sans brassards, qui surveillent ceux que la préfecture appelle sans rire des "éléments à risque" lors de la manifestation du 7 septembre 2010

Policiers en civil, sans brassards, qui surveillent ceux que la préfecture appelle sans rire des "éléments à risque" lors de la manifestation du 7 septembre 2010

La dernière mobilisation sur les retraites, le 12 octobre, a été une fois de plus l’occasion de provocations policières : accusant un jeune militant de l’avoir pris en photo (ce qui était faux), un gros costaud en civil a par exemple exigé de voir son appareil photo et en a vérifié le contenu, sans s’être même présenté comme appartenant à la BAC (ce qui était vrai).


Contrôle du contenu de l'appareil photo d'un militant par des policiers de la bac qui ne se sont pas identifiés et qui n'ont pas leur brassard.

Contrôle du contenu de l'appareil photo d'un militant par des policiers de la bac qui ne se sont pas identifiés et qui n'ont pas leur brassard.

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce de telles manœuvres d’intimidation, insupportables tant pour les jeunes qui les subissent que pour leurs familles et proches comme pour toute personne attachée au droit d’expression et de manifestation” . Cet acharnement d’un pouvoir qui a pour seuls remèdes à la “crise” le sécuritaire et la répression doit cesser !

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux. antirep86@free.frhttp://www.antirep86.fr

Lien Permanent pour cet article : https://www.antirep86.fr/2010/10/16/%c2%ab%c2%a0jusques-a-quand-les-gens-de-guerre-tiendront-ils-le-haut-du-pave%c2%a0%c2%a0%c2%bb/

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