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Note finale au procès de la Fête de la musique CP 30-07-10

Hier après-midi, la salle d'audience du tribunal correctionnel a fait le plein pour écouter le jugement du tribunal

Hier après-midi, la salle d'audience du tribunal correctionnel a fait le plein pour écouter le jugement du tribunal

Le tribunal correctionnel a rendu hier son jugement dans le dossier qui mettait en cause jeunes et policiers le soir du 21 juin dernier.

Le 21 juin dernier, une bouteille éclate aux pieds du patron de la police, place Notre-Dame, en marge de la Fête de la musique. Ce soir-là, le commissaire Jean-François Papineau entend aussi dans son dos une voix féminine proférant des menaces à son encontre. Dans les minutes qui suivent, cinq autres jeunes sont interpellés parce qu’ils auraient tenté d’empêcher l’arrestation de la jeune femme. Il n’y a pas eu de violences contre les policiers C’est le début d’une affaire qui va donner lieu à des incarcérations, un procès marathon de dix heures et au bout du compte ajouter une dose d’incompréhension supplémentaire entre la police et une partie de la jeunesse poitevine.
Hier, le tribunal correctionnel rendait son jugement dans cette affaire. Un jugement très attendu par les prévenus bien sûr, leurs familles et quelques dizaines de sympathisants et militants du comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux (lire ci-dessous)
Poursuivis pour des faits de violences, rébellion et outrages, les six jeunes prévenus avaient par la voix de leurs avocats plaidé la relaxe tandis que le ministère public avait requis de la prison ferme allant de quatre à six mois pour cinq d’entre eux et une peine de travail d’intérêt général pour le sixième.
Le tribunal en a décidé autrement. S’il retient chacun des six prévenus dans les liens de la culpabilité concernant l’outrage et la rébellion, il les relaxe pour les faits de violence. Les peines sont donc plus légères: 70h de travail d’intérêt général et deux mois d’emprisonnement avec sursis pour trois d’entre eux, 15jours d’emprisonnement pour un autre et deux mois avec sursis pour Nina, la jeune femme soupçonnée d’avoir menacé le commissaire.
Les douze policiers qui s’étaient constitué parties civiles et qui demandaient 13.000euros de dommages et intérêts recevront 1.500euros que les prévenus devront leur payer solidairement.
A l’issue du délibéré, leur avocat, Me Arzel s’est refusé à tout commentaire. La défense, par la voix de Me Ménard et Brunet a qualifié ainsi la décision des juges: “On a des peines modérées même si on aurait voulu repartir avec rien. On a quand même le sentiment que les juges ont joué l’apaisement.” Jean-Michel GOUIN

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