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Le festival Raisons d’agir questionne la société PQR 26-03-10

Le festival Raisons d’agir questionne la société
C’est par un débat autour des événements du 10 octobre dernier à Poitiers que le festival a commencé.

La cuvée 2010 du festival Raisons d’agir s’intéresse jusqu’à samedi aux
questions de surveillance, de fichage et de pénalisation des sociétés. Éclairant.

Ne sommes-nous pas de plus en plus fichés et contrôlés ? C’est l’une des questions que les organisateurs de la 5e édition du festival Raisons d’agir ont choisi d’évoquer cette année. En croisant le regard d’artistes, de sociologues, d’historiens et de militants, le festival entend apporter un éclairage “argumenté, informé mais aussi nuancé sur ces questions”. Hier après-midi, en préambule aux nombreuses rencontres, débats et projections qui vont jalonner ces trois jours de festival, une table ronde intitulée “Retour sur la manifestation du 10 octobre à Poitiers et les événements qui s’ensuivirent” a réuni sociologues, jeunes militants, syndicalistes, avocats et journalistes. Avec un objectif : tenter de comprendre ce qui s’est passé ce samedi d’octobre où une manifestation destinée à défendre la cause carcérale a dérapé, occasionnant la dégradation de plusieurs bâtiments publics et le bris de nombreuses vitrines… Des événements attribués à un nébuleux mouvement anarcho autonome qui devaient changer ou tendre le climat entre la police et une partie de la population. La visite d’un ministre de l’intérieur demandant des “peines exemplaires” le jour même où l’on jugeait plusieurs jeunes soupçonnés d’avoir commis des violences sur la police, leur incarcération puis la tenue de plusieurs manifestations “surencadrées” par ces mêmes forces de l’ordre dans les jours et les semaines qui suivirent achevèrent de tendre un climat social déjà dégradé depuis les mouvements étudiants de 2008. Deux heures durant, questions et commentaires ont alterné. Entre la dénonciation d’une justice “qui condamne sans aucune preuve” et plus généralement d’une “criminalisation du mouvement social”, il faut maintenant s’attacher à comprendre l’après.

Figures
de l’ennemi
intérieur

Même s’il est encore trop tôt, l’ancien sociologue poitevin Bertrand Geay s’y colle : “il faut voir ce qu’il y a derrière tout cela, comme la pénalisation et les transformations contemporaines de l’État”, le plus souvent à la recherche de “l’ennemi intérieur.” Programme complet du festival et infos pratiques sur http://festivalraisonsagir.org

Jean-Michel Gouin

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