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La liberté de manifester est-elle remise en cause ? NR / CP 16-02-10

La liberté de manifester est-elle remise en cause?
La gestion policière des manifestations poitevines depuis le 10 octobre “inquiète” la Ligue des droits de l’homme qui alerte justice et préfecture.

Militants de la Ligue des droits de l'homme, Marie-Odile Leuenberger, Jean-Yves Grulier, Daniel Trillon (de g. à d.) s'inquiètent de la gestion policière des manifestations sociales. pbonnet

Militants de la Ligue des droits de l'homme, Marie-Odile Leuenberger, Jean-Yves Grulier, Daniel Trillon (de g. à d.) s'inquiètent de la gestion policière des manifestations sociales. pbonnet

Les militants de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ont soigneusement pesé leurs mots, et pris le plus de recul possible sur les récents événements qui ont secoué le climat social poitevin. Leur constat n’en est que plus amer. “Depuis octobre 2009, la liberté de manifester est progressivement mise en cause par une insécurité créée de toutes pièces qui rend de plus en plus délicate la relation des citoyens avec leur police“, viennent-ils d’écrire au préfet, à qui ils demandent une audience “pour évoquer les rassemblements qui se sont tenus à Poitiers ces derniers mois ».

“Interpellations brutales”

Dans un autre courrier, au procureur général et au premier président de la cour d’appel, la LDH demande “quelles instructions sont données aux responsables de la sécurité publique“.
Une présence policière dans une manif, c’est normal, estime Daniel Trillon, président de la section de Châtellerault. Mais un tel bouclage, comme on l’a vécu le 6 février à Poitiers lors de la manifestation de soutien des sans-papiers (N.D.L.R.: voir nos éditions qui ont suivi), on n’avait jamais vu ça.
Les militants de la LDH ont été les témoins directs “d’interpellations brutales” et déplorent “le ciblage systématique des jeunes manifestants“. Ils reprochent aux forces de police de créer un climat “qui pourrait empêcher les gens d’aller manifester“. “Ces derniers temps, on se sent mal à l’aise dans les manifestations, avoue Jean-Yves Grulier, président de la section de Poitiers. Le fait d’être filmé et photographié en permanence par les policiers ajoute à ce climat.

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