Vandalisme nocturne : interpellations d’étudiants NR 17-04-09

Les vitres des abris de bus, les cabines téléphoniques et l’affichage publicitaire sont régulièrement pris pour cible.

Les vitres des abris de bus, les cabines téléphoniques et l’affichage publicitaire sont régulièrement pris pour cible.
Poitiers. Le mobilier urbain a de nouveau été victime de dégradations. Plusieurs interpellations ont eu lieu dans le milieu étudiant et militant.

Jeudi, 11 h 30. A l’arrêt Rabelais, avenue du Recteur-Pineau, un employé de la société Decaux efface les traces des derniers dégâts.

Les deux glaces et les néons d’un des côtés de l’abri bus desservant le campus universitaire est en miettes. A l’autre bout de l’abri, la poubelle ressemble à du caramel fondu. Il était une heure moins dix, dans la nuit de mercredi à jeudi, quand les pompiers sont intervenus sur cet incendie.
Depuis plusieurs semaines, les vitres des abris de bus, des sucettes publicitaires et des cabines téléphoniques sont très régulièrement prises pour cible. Au début du mois d’avril, neuf abris de bus avaient été réduits en miettes. Bilan : 9.000 € de dégâts.
« Ça n’arrête pas. On en a marre », témoigne un employé chargé de réparer les dégâts. « Chez nous, on doit en être à trente-cinq. Le week-end de Pâques, ça n’a pas arrêté. »
A Tours, le responsable régional de la société Decaux n’est pas en mesure de donner des chiffres précis sur les dégâts. « Mais, c’est vrai, à Poitiers, on en a plus qu’ailleurs. On devait porter plainte ce jeudi », confie Laurent Vaudoyer, directeur régional.
Plusieurs interpellations sont intervenues dans le cadre de cette affaire. Des personnes se trouvaient hier en garde à vue au commissariat de Poitiers. Mais, ni le parquet, ni la police, n’ont souhaité apporter de confirmations officielles, pour le moment, sur cet épisode visiblement un peu sensible, aux franges du militantisme et du fait divers.

Affaire délicate :
parquet et police
muets

Ce sont trois étudiants, également investis dans le militantisme, qui auraient été interpellés. « Ils font partie du mouvement étudiant », confie un de ses membres « mais ce qui s’est passé ne se déroulait évidemment pas dans le cadre du mouvement. »
Hier matin, un groupe d’une vingtaine d’étudiants a tenté de venir aux nouvelles. La grille du commissariat avait été fermée et une voiture en barrait l’accès, tandis que le groupe patientait sur le trottoir d’en face. « On attend de savoir précisément ce qu’on leur reproche. »

E. C.   la Nouvelle République  

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