Poitiers-Pour dégradations et injures : une dizaine de plaintes (16-01-08)

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Après Pierre et Yann, deux étudiants de Perpignan dont nous transmettons l’appel à la solidarité,c ‘est au tour de Poitiers d’être touché par la tentative de discréditation du mouvement contre la LRU et la criminalisation des mouvements sociaux….

Source Centre Presse, Samedi 12 Janvier 2008.
Une dizaine de plaintes sont arrivée sur le bureau du procureur de la république à la suite des manifestations étudiantes qui se sont déroulées a la fin de l’année dernière dans les rue de Poitiers contre la LRU.
Il s’agit de plaintes pour dégradation et injures visant des personnes qui ont défilés dans des cortèges, notament lors des manifestation des jeudis soir [ et nous, peut on porter plainte pour tentative de dispersion à la bombe lacrymogène alors que nous étions rassemblés pacifiquement devant le commisariat ?]

Le jeudi 13 décembre,vers minuit,un jeune manifestant avait été interpellé et placé en garde a vue pour outrage et ivresse [rappelons pour ceux qui étail la , et ont assisté a la scène qu’ils n’ont pas voulu rendre compte de leur action, même aux membres de la coordination ou nez rouge, et quand la cause de l’arrestation a été demandé, il nous a été répondu qu ‘ils allaient y réfléchir, on pourrait penser qu’il faudrait, a posteriori, trouver le motif avant de procéder à une arrestation]

A la suite de cette arrestation,une cinquantaine de personnes issues du cortège de la manifestation c’étaient rassemblées pendant plusieurs minutes[plusieurs heures] devant les portes du commissariat, rue de la Marne,devant lequel ils avaient scandés ” libérez notre camarade”
Dans la foule on pouvait notamment distinguer des drapeaux noir et rouge de la CNT [il n’y avait qu’un seul drapeau noir et rouge et c’était celui du scalp86] (confédération nationale du travail),des chariots contenant notamment des bouteilles de vin ou de vodka[quelle mémoire, comment ont il pu s’en souvenir, qui ont ils interrogé car de journalistes ce soir la, nous n’avons pas détecté la présence pour rétablir un semblant de vérité voici la réponse de la commission tambouille :

1) La tambouille a effectivement servie du vin chaud pour réchauffer les manifestants ( mais c’est plutôt sympa et traditionnel un soir très froid a quelque jours de noël) mais la tambouille n’est pas affilié à la cnt

2) les chariots ramassaient tous les objets abandonnés par les manifestants notamment des bouteilles vides pour éviter des bris de verre par terre ou des projectiles

Malgré cet article rempli de contradictions quand à la véracité de ses propos, la menace sur nos camarades étudiants n’en demeure pas moins sérieuse.

Nous allons tout faire dans les prochains jours, pour éclairer cette situation et vous en rendre compte.

Appel a la solidarité des étudiants de Perpignan pour leurs camarades:

Justice Pour Pierre et Yann!

La contestation et la grève demeurent aujourd’hui encore des moyens de lutte reconnus et légaux, même si certains désireraient les voir privés de tout contenu, sinon totalement abolis…

La lutte contre la LRU et les divers mouvements d’occupation, un peu partout dans l’hexagone, et notamment à Perpignan, ont montré une grande détermination et une grande maturité.
Les adversaires de cette lutte, et ils sont nombreux, ont montré tout au long du conflit le peu de cas qu’ils font d’une simple attitude “démocratique”, eux qui ne se privent jamais de parler au nom de cette même “démocratie”…

Une importante partie de la communauté “universitaire”, sur Perpignan notamment, a joué le pourrissement du conflit quasiment dès son origine… Malgré les votes successifs et majoritaires en faveur du blocage de la Fac, les manœuvres n’ont jamais cessé, manœuvres qui tendaient à discréditer le mouvement et ses militants les plus en vue ! Les responsables de l’Université ne reculèrent devant rien allant même jusqu’à entretenir un climat d’affrontement au besoin en permettant aux anti-grévistes de disposer, tout au long du conflit, d’un amphi -l’Amphi 3- situé à quelques mètres de l’Amphi 4, tenu par les grévistes…

Aujourd’hui le président de l’U.P.V.D. et une partie des enseignants opposés au mouvement de grève, ont assigné en “justice” deux camarades étudiants, militants de la Coordination des Groupes Anarchistes, du syndicat SUD Etudiant, et pour l’un d’entre eux de l’organisation Maulets, aux fallacieux motifs de “dégradations ; vol ; menaces de mort…”. Ce sont ces mêmes enseignants qui se sont illustrés, sans ambiguïté aucune, par des attitudes provocatrices voire violentes. Des attitudes manquant totalement de ” mesure ” d’autant qu’elles émanaient d’individus ayant la tâche d’instruire, de guider, d’encadrer, d’aider mais jamais, au grand jamais, d’insulter, de provoquer, de frapper, etc…

Sur la base des plaintes déposées par les instances de l’Université et par ces enseignants, mercredi 19 décembre au petit matin Yann et Pierre, ont été arrêtés à leur domicile.

La police a procédé à une perquisition à leur domicile et à la saisie de leurs ordinateurs. Nos deux camarades font les frais de la volonté du pouvoir de discréditer et criminaliser partout la lutte contre la LRU qui agite les universités depuis le mois d’octobre. A l’issue d’une garde à vue de 48h, auxquelles il faut ajouter 7 heures d’enfermement au tribunal, aucune des charges initiales n’a été retenue contre eux. Des plaintes nominatives d’outrages ont été déposées par des enseignants à l’encontre de Pierre et Yann. Uniquement à partir de ces accusations, ils sont placés sous contrôle judiciaire:

– il leur est interdit de sortir des limites territoriales : le département des Pyrénées-Orientales,
– il leur est interdit de se rendre à l’Université de Perpignan, sur le campus universitaire, au restaurant universitaire,
– ils doivent s’abstenir de tout contact entre eux, mais aussi avec l’ensemble du personnel de l’Université…

Alors qu’il y a présomption d’innocence, ce type de contrôle tend à accréditer la thèse inepte que Yann et Pierre sont de dangereux individus, et qu’ils sont coupables avant même d’avoir été jugés ! Pierre et Yann n’ont reconnu aucun des actes, aucune des déclarations, aucune des charges qui leur étaient imputés !

Un des effets de ces mesures iniques revient à interdire à nos camarades d’aller à la fac et donc de poursuivre leurs études. C’est démentiel dès lors que les “plaignants” déclaraient n’agir qu’en vertu de la seule “liberté pour tous de suivre les cours…” Nous dénonçons ces pratiques qui font encore monter d’un cran la répression sur les mouvements étudiants. Nous dénonçons ces mesures d’acharnement qui ont pour but de les faire rentrer dans le rang.

-Nous réclamons l’annulation du contrôle judiciaire infondé auquel Yann et Pierre sont soumis.
-Nous dénonçons par avance toute tentation de monter artificiellement des poursuites contre eux.
-Nous réclamons l’arrêt de la procédure à l’encontre de Pierre et Yann
-Nous appelons l’ensemble des acteurs des luttes étudiantes et plus largement du mouvement social à se solidariser et à réagir à ces tentatives de criminalisation des luttes.

La pétition est signable en ligne ici :
http://www.comite-justice.c.la/
Vous pouvez la récupérer au format pdf pour l’imprimer et la faire signer ici :
http://www.c-g-a.org/public/modules/mydownloads/singlefile.php?cid=5&lid=137

Pour s’informer, proposer, débattre: http://lemouvementetudiant.xooit.fr
Publié par La coord’à l’adresse 06:04 Libellés :

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