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Une libération c’est bien ! Maintenant on attend les autres.

Après deux mois de détention une des quatre personnes écrouées dans
l’affaire de Labège a été libérée vendredi. Cette libération, inattendue,
prouve encore la vacuité des charges qui pèsent sur les personnes mise en
cause dans cette affaire.
« Affaire » qui consiste en une action de protestation ayant visé la
direction départementale de la protection judiciaire de la jeunesse à
Labège, cette institution qui sert de justification éducative à
l’enfermement des mineurs dès l’âge de 13 ans. Depuis l’ouverture de 7 de
ces établissements en 2007, suicides, mutineries, automutilations n’ont
cessé de rappeler qu’il s’agit avant tout d’une prison avec son cortège de
vexations. En mai 2011 l’établissement pénitentiaire pour mineur de Lavaur
avait été agité par une émeute promptement matée par une équipe régionale
d’intervention et de sécurité.
Le 15 novembre 2011, armes au poing et cagoulés, une centaine de pandores
avaient fait irruption dans 7 domiciles à Toulouse et ce de manière
simultanée. C’était l’aboutissement de 4 mois d’enquête où tous les moyens
techniques avaient été mis en œuvre pour identifier les coupables. Très
vite il devient évident que le dossier est plus que vide, l’essentiel
tenant à une présomption de culpabilité. Les mis en cause sont contre
l’enfermement des mineurs, voire même ils et elles chercheraient à faire
en sorte que ce monde change de bases.
La machine répressive est bien rodée, elle fonctionne au quotidien sur
diverses cibles qui toutes ont en commun d’appartenir au prolétariat. La
surpopulation carcérale, que la construction régulière de nouvelles places
ne résout (et ne résoudra) jamais, et les récents meurtres policiers sont
là pour le démontrer. Cette incarcération est un épisode de plus dans
cette logique. La dégradation programmée des conditions sociales
d’exploitation de notre force de travail ne va pas arranger nos affaires.
La solidarité qui s’est déployée depuis deux mois tant financière que
politique, a permis dans un premier temps que la détention soit plus
vivable et nous rend plus fortEs. Elle n’est sans doute pas pour rien dans
cette première libération et elle doit perdurer jusqu’à la libération des
trois autres et l’arrêt total des poursuites. Des procès sont à venir, en
mai pour refus d’ADN et à une date indéterminé sur le fond. Ce sont 6
personnes qui se trouvent mise en cause dans le cadre d’une instruction,
qui n’étant toujours pas close, pourrait impliquer d’autres personnes.
La machine répressive n’est pas une fatalité, nous pouvons l’enrayer aussi
souvent qu’elle nous attaque.
Leurs matraques ne nous ont toujours pas fait taire…
Ni marcher d’un seul pas et ce n’est pas prêt d’arriver, con.

Collectif pour la liberté des inculpé-e-s de Labège

http://pourlaliberte.noblogs.org/
nonalepm@riseup

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