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Relaxe pour les sept militants poursuivis !

Le Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux affirme sa solidarité sans faille avec les sept personnes poursuivies et appelle à venir les soutenir : - Au rassemblement organisé mercredi 30 mars à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché). - Le jour du procès, jeudi 31 mars à 14 heures, au palais de justice.

Dans la soirée du 5 février dernier, sept personnes ont été interpellées au centre-ville de Poitiers et mises en garde à vue. Elles sont poursuivies pour participation à un attroupement en vue de commettre des dégradations.

L’accusation s’appuie sur la fameuse loi Estrosi votée en 2009. Cette 15e loi sécuritaire concerne les bandes… ou plus exactement la participation à un groupe ayant l’« intention » de commettre des violences – une infraction qui s’appuie sur la notion de « culpabilité collective », et qui peut être punie de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Il s’agit-là tout simplement de la dernière version d’une batterie de lois qui ne sont pas seulement répressives, mais aussi totalitaires, c’est à dire qui veulent que TOUS les agissements des individus soient transparents, connus et prévisibles et ainsi contrôlés par l’Etat. Caméras partout, ADN pour détecter les futurs délinquants, classification de signes extérieurs de normalité ou d’anormalité, toutes ces mesures sont bel et bien à prendre comme un tout dans le sens de la mise en place d’un centre qui “voit tout”. Pour parvenir à s’approcher de cet “idéal” l’Etat veut avoir le droit d’intervenir dans le secret professionnel, avoir accès à tous les dossiers administratifs comportant les faits et agissements de tous citoyens, mobiliser toutes les batteries possibles d'”observateur” de la société aux côtés des policiers, délateurs volontaires ou rémunérés, mais aussi psychologues, sociologues, éducateurs qui auront de plus en plus de mal à refuser de faire ce sale boulot tant ils sont eux-mêmes surveillés pour être sanctionnés.

Comme pour le procès des 6 de la fête de la musique, suivi du procès Nina, la police utilise la loi LOPPSI2 et tout l’arsenal à sa disposition pour réprimer la jeunesse. Après la chasse aux roms, la chasse aux sans papier et la chasse aux jeunes à qui le tour ?

Pour le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, nous sommes en présence, à nouveau, d’une tentative de criminaliser et d’isoler une partie de la jeunesse, pour éviter que la contestation, contre un pouvoir à juste titre considéré comme de plus en plus illégitime, ne fasse tache d’huile. Tout le cynisme policier consiste à présenter comme des « casseurs »… des personnes qui dénoncent précisément la violence bien réelle, insupportable et croissante, de la casse sociale perpétrée par le gouvernement et sa police.

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux affirme sa solidarité sans faille avec les sept personnes poursuivies et appelle à venir les soutenir :

– Au rassemblement organisé mercredi 30 mars à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché).
– Le jour du procès, jeudi 31 mars à 14 heures, au palais de justice.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – antirep86.fr – antirep86@free.f

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