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Urgence Grèce : soutien aux travailleurs sans papiers en grève de la faim !

Aujourd’hui, 7 mars 2011, aura lieu à Paris un rassemblement devant l’ambassade de Grèce pour dénoncer la situation des 300 travailleurs sans papiers en grève de la faim depuis près de quarante jours à Athènes et à Thessalonique. Ces travailleurs ont décidé de cesser dès cette date de prendre du sel et du sucre avec l’eau qu’ils boivent. Ce pas en avant dans le désespoir résulte du rejet systématique opposé par le gouvernement grec à leurs revendications. Après les avoir insultés et chassés de la faculté de droit, avoir dénigré leur combat et criminalisé 8 de leurs soutiens en les poursuivant en justice, ce gouvernement s’apprête à laisser mourir 300 personnes en grève de la faim. Près d’une centaine d’entre elles ont déjà été hospitalisées.

Ces personnes sont arrivées en Grèce pour échapper à la pauvreté, au chômage, aux guerres et aux dictatures. Comme elles le disent dans leur appel, par leur geste elles mettent en danger leur vie “parce qu’il ne s’agit pas d’une vie digne”, et elles ajoutent : “Nous faisons le choix de mourir ici pour ne pas léguer à nos enfants la vie que nous avons vécue.”

Actuellement, en Grèce, le monde du travail et la population dans son ensemble font l’objet d’attaques sans précédent : baisse des salaires et des retraites, augmentation des prix et des impôts, licenciements, gel des embauches. Toutes les mesures sociales qui ont été arrachées par les luttes sont enterrées. Et les travailleurs les plus précarisé-e-s et les plus surexploité-e-s sont, bien sûr, les premières victimes de ces attaques et de l’énorme détérioration des conditions de vie. Les immigré-e-s sans papiers qui travaillent en Grèce depuis des années, et qui y ont souvent fondé une famille, ont représenté une source importante d’enrichissement pour leurs employeurs et pour l’Etat lui-même (notamment avec les Jeux olympiques de 2004). Ils se trouvent pourtant en butte aux pires attaques depuis des décennies – et subissent de plus la propagande raciste déversée par les médias et l’appareil d’Etat et, malheureusement, reprise par une partie de la population.

L’obtention de papiers conditionnant la possibilité de travailler, le refus du patronat de délivrer des contrats en bonne et due forme a eu pour effet le non-renouvellement de leurs papiers pour 150 000 travailleurs. Face à cette situation, et dans un contexte de répression accentuée dans la forteresse Europe à l’encontre de tous les migrants, la solidarité internationale est plus que jamais une nécessité. C’est pourquoi nous apportons un soutien total aux revendications des grévistes de la faim grecs concernant leur régularisation, l’égalité des droits et la reconnaissance de leur dignité.

Régularisation de tous les sans-papiers !

Des droits égaux pour tous les travailleurs et travailleuses !

Abandon de toutes les poursuites à l’encontre des camarades

qui ont agi en solidarité avec les grévistes !

Cette action des grévistes de la faim en Grèce fait écho à celle qu’ont observée pendant une semaine des personnes retenues au CRA de Vincennes pour dénoncer le tabassage d’un des leurs par des fonctionnaires de police, le 24 février.
Pour que cesse partout la répression policière et étatique à l’encontre des migrants de toute nationalité, mobilisons-nous :

Liberté de circulation et liberté d’installation !

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE !

Lien Permanent pour cet article : http://www.antirep86.fr/2011/03/07/urgence-grece-soutien-aux-travailleurs-sans-papiers-en-greve-de-la-faim/

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