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Un terroriste basque au tribunal hier à Poitiers PQR 09-06-10

Un terroriste basque au tribunal hier à Poitiers
Un déploiement policier exceptionnel a accompagné hier matin la venue devant la cour d’un des leaders de l’ETA. On recommence mardi prochain!

C’est un petit bonhomme un peu rond, le nez chaussé de lunettes aux verres épais, dans lequel on a un peu de mal à reconnaître l’un des chefs de l’organisation terroriste basque ETA, réclamé par la justice espagnole pour une bonne demi-douzaine de participations à des crimes.
L’importance de l’accusé, on la mesure à l’impressionnant dispositif policier qui encadre sa venue à Poitiers: outre le fourgon qui l’a amené de St-Martin-de-Ré, où il purge plusieurs peines, on compte trois voitures pleines de gendarmes, plus quatre motards.
Sans oublier la vingtaine de policiers en tenue ou en civil qui surveillent le palais de justice après en avoir inspecté le moindre recoin.
C’est vrai que Juan Ramon Aldaz Carasatore (ou Karasatorre), alias “Zapata”, n’est pas le premier venu.

Il serait l’un des membres
d’un commando mis en cause
dans l’assassinat
d’hommes politiques
et de militaires

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers doit statuer sur le mandat d’arrêt européen lancé par un juge madrilène pour la fusillade, en juin1995, d’un établissement militaire à San Sebastian. Une broutille dans le palmarès attribué à cet Etarra arrêté dans le Gers en décembre2001en compagnie de six autres terroristes.
Juan Ramon Carasatore serait l’un des membres les plus actifs du commando “Donasti”, mis en cause dans l’assassinat d’hommes politiques et de militaires. Il aurait été, jusqu’à son arrestation, le formateur des nouveaux membres du commando.

Il dénonce la mascarade judiciaire

Hier matin, son audition s’est limitée à peu de chose. Le président Jacob: “Vous êtes bien né le 28octobre 1961, à Pampelune, Espagne?” Réponse: “No!”L’interprète précise: “Je suis né au Pays basque, je ne suis pas Espagnol.”
L’interrogatoire se poursuit: “Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous sont reprochés ?
– Je n’ai rien à dire.
– Consentez-vous à être remis aux autorités espagnoles?
– Non.
– Acceptez-vous de signer vos déclarations?
– Non.
– Avez-vous quelque chose à ajouter?
– Non, c’est une mascarade.”
Une mascarade qui devrait recommencer mardi prochain, avec tout son accompagnement policier. Les autorités espagnoles se sont trompées dans l’état civil de Carasatore Aldaz en le faisant naître en 1965 à San Sebastian. Impossible donc d’affirmer en l’état qu’il est bien la personne recherchée par le juge madrilène. Celui-ci a une semaine pour faire parvenir officiellement à la cour les données exactes concernant le détenu qui a regagné sa prison. Ses derniers mots: “Je dois revenir mardi prochain? Vous perdez votre temps.”

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