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La répression va bon train du côté Poitevin (Tract distribué vendredi 5 juin lors du rassemblement devant la Palais de justice)

Ce début d’année 2009 aura été l’illustration évidente des conséquences de la crise sociale que subit le système capitaliste sur toute la planète. Les mouvements sociaux sont en recrudescence et de nouvelles forces politiques agissent désormais dans nos usines, dans nos entreprises, dans nos facs et dans nos rues.

Cette tension, le gouvernement la sent, la craint et il réprime tous les ”débordements”; il est décidé à étouffer la moindre de nos révoltes. Son action sécuritaire s’applique, au niveau local, par le biais des forces de police exécutant les directives des hautes instances du pouvoir. Les militants déjà connus des forces de police font l’objet depuis bien longtemps des traques policières; mais la répression s’intensifie ces derniers mois.

Le mouvement étudiant poitevin en a fait les frais, et plus particulièrement ses derniers animateurs. En effet, depuis la fin du mouvement, un groupe de personne, qualifié d’anarcho-autonomes par la police et les médias locaux (mais qui ne le sont pas plus que vous et nous), se trouve harcelé, traqué, matraqué et effrayé par les forces de police locales. Tarnac n’est pas si loin, le terrorisme d’Etat non plus.
En avril, ce sont trois étudiants qui se font interpeller de manière violente (matraquages, plaquages au sol). Après 40h de garde à vue, une comparution immédiate et un procès du plus burlesque qui soit, ils sont remis en liberté, avec une convocation ultérieure pour deux d’entre eux.
A peine quinze jours après les faits, un groupe d’étudiants se fait interpeller pour avoir collé une affiche à caractère politique… du jamais vu ! Ils ont été auditionné et feront certainement l’objet d’une contravention.
En mai, un groupe de quatre personnes est interpellé , tôt dans la matinée, suspecté d’avoir cassé une sucette publicitaire. Après 38h de garde à vue et des conditions de détention totalement contraires aux procédures, ils sortiront sans aucune poursuite pour trois d’entre eux, la dernière se verra recevoir une convocation pour destruction de biens privés et refus de prélèvement ADN .

Il y a deux semaines, une réquisition de logement vide est orchestrée par quelques personnes. La Brigade anti-criminalité, se moquant royalement de toutes les règles et procédures, s’est introduite dans le lieu réquisitionné, armes à la main, et a interpellé tous les occupants dans une atmosphère de menaces, d’injures et de violences totalement injustifiées.
Enfin, pour clore (provisoirement, nous le craignons) cette liste, deux individus, affichant une banderole sur la mairie contre l’expulsion des sans-papiers dans le cadre d’un rassemblement RESF, ont été interpellés, à la demande du Maire socialiste M.Claeys, et placés en garde à vue pour une durée de 8h.

Peut-être devrions nous demander des justifications auprès du préfet M. Tomasini, l’expert en coups de bâton, pour cet acharnement envers les militants ou encore pour ses rafles d’étudiants sans-papiers.
Mais c’est toute la population que nous voulons interpeller au sujet de cette répression (réalisée à la fin du mouvement étudiant) des mouvements sociaux.

Nous tenons ainsi à préciser les faits tels qu’ils se sont produits au-delà de ce qu’ont écrit les medias locaux qui reflètent le plus souvent le seul point de vue de la Police.

Le Comité Poitevin contre la répression des mouvements sociaux

Lien Permanent pour cet article : http://www.antirep86.fr/2009/06/07/la-repression-va-bon-train-du-cote-poitevin-tract-distribue-vendredi-5-juin-lors-du-rassemblement-devant-la-palais-de-justice/

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