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Policiers-étudiants : climat électrique NR 20-04-09

Poitiers

La comparution immédiate de trois étudiants partiellement relaxés par la justice (1), vendredi, ne va pas apaiser les tensions entre ces derniers et une partie des policiers. Loin de là. Chacun semble ressorti du palais de justice renforcé dans ses convictions.

“Criminaliser le mouvement”

D’ailleurs, dès samedi soir, le comité interlutte86 auquel appartient l’un des trois étudiants poursuivis, réagissait dans un communiqué. Il pointait, en écho à la comparution immédiate de vendredi, les débats qui se sont focalisés sur les engagements politiques de l’un d’eux, Sami.

Convictions détaillées

En plus de l’exposition des faits reprochés, la comparution immédiate avait donné lieu à un examen détaillé de ses convictions et engagements. Un procédé déjà dénoncé à la barre par son avocate, avec à la clé deux incidents, l’un avec la présidente et l’autre avec le procureur. Le comité interlutte dénonce une “intention de les faire condamner et d’ainsi criminaliser tout le mouvement étudiant. […] Son engagement politique a clairement été rappelé par la justice. A charge, c’est inacceptable.”

Accusation similaire au printemps 2008

Au cours des débats, le tribunal avait ainsi rappelé que ledit Sami était sous le coup d’une procédure datant de mai 2008 – pour des jets de projectiles sur les forces de l’ordre – et qui doit être jugée en juin prochain par le tribunal pour enfants ; qu’il avait été interpellé récemment à Strasbourg lors des manifestations des opposants au sommet de l’OTAN ; et que vendredi matin le tribunal avait rendu un délibéré le condamnant à deux mois de prisons avec sursis pour une affaire de violence lors d’une soirée remontant à novembre dernier (2).
Le comité interlutte86 estime qu’il existe là une volonté affichée de “faire tomber des jeunes gens qui s’engagent pour une société plus juste, de criminaliser la digne contestation”. Une accusation déjà portée lors des manifestations lycéennes du printemps 2008.(1) Deux étudiants ont écopé de 40 h de TIG pour des dégradations, l’un d’entre eux a été relaxé des faits de violence sur un policier. Le troisième, poursuivi pour dégradation d’un bien d’utilité publique, a été relaxé.
(2) Son avocate a indiqué qu’elle faisait appel de ce jugement.

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